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Apprentissages 26 millions plus chers

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2xNON au salaire minimum

Le salaire minimum est une fausse bonne idée. La promesse d’augmentation automatique décevra de nombreux bas revenus. L’exclusion des plus faibles ne réduit pas les inégalités. Au contraire. Le salaire minimum crée de nouvelles injustices entre les régions de Suisse. Très exposé à la concurrence internationale, le Valais payera un prix social fort. Mais les plus grands dégâts frapperont la formation professionnelle : 1 place d’apprentissage sur 4 est remise en question par l’initiative cantonale.

Le comité valaisan 2xNON au salaire minimum lance aujourd’hui sa campagne. A cette occasion il a dévoilé un clip d’animation spécialement conçu pour le Valais.

Les chiffres : 4’000.- et 3’800.- versés 12 fois

Les Valaisans s’exprimeront simultanément sur deux initiatives similaires. La première est fédérale. Elle exige un salaire minimum de Fr. 22.- de l’heure, soit 4’000.- par mois fois 12 pour une semaine de 42 heures. Ce montant serait adapté en fonction du renchérissement. Le texte prévoit des exceptions. En cas d’acceptation on peut déjà entrevoir les querelles autour de sa mise en œuvre.

L’initiative cantonale exige un minimum mensuel de 3’500.- versé 13 fois, ou 3’800.- versé 12 fois pour la comparer avec l’initiative fédérale. Cela correspond à un salaire horaire de Fr. 20.83 pour une semaine de 42 heures. Plus rigide, elle ne prévoit pas d’autres exceptions que les jeunes et les stagiaires. Plus dangereuse, elle étend le salaire minimum aux places d’apprentissages : 700.- par mois la 1e année, 1’050.- la 2e, 1’400.- la 3e et 2’100.- la 4e. Le tout fois 13, selon le texte de l’initiative.

Selon Vincent Riesen, « les montants sont presque identiques. » A Fr. 20.83 de l’heure l’initiative cantonale tutoie les 22.- exigés au plan fédéral. Et toutes les deux reposent sur le même principe : l’abandon du partenariat social au profit du contrôle par l’Etat.

Modèle suisse en question

Pour Jean-François Rime, « la Suisse est un modèle du succès ». L’économie fonctionne dans de bonnes conditions et propage correctement la prospérité. Avec 80% de la population active au travail et un taux d’inégalité parmi les plus faibles du monde industrialisé, la Suisse fait figure d’excellent élève.

Ce n’est pas un hasard. De l’avis du président de l’USAM le succès helvétique doit beaucoup au partenariat social. « Le salaire minimum est poison pour les relations du travail. » Les bas revenus seront très vite déçus par les promesses vides d’augmentation automatique des salaires promises par les partisans. Les travailleurs les moins qualifiés sont les plus vulnérables. Au lieu de mieux gagner, ils seront remplacés soit par des machines, soit par des collaborateurs plus expérimentés et mieux formés.

Conséquences désastreuses pour le Valais

« Les disparités sont grandes entre régions suisses » rappelle Christophe Darbellay. Un salaire uniforme de Sion à Zürich, d’Orsières à Genève et de Viège à Bâle ne
fait pas de sens. Il nie les importantes différences de coûts de la vie entre les
régions urbaines et de montagne.

Le Valais est très exposé à la concurrence internationale. Dans l’industrie, le commerce ou l’agriculture, on se bat pour chaque centime. Avec un salaire minimum, de nombreuses activités ne seront tout simplement plus rentables. Pour l’agriculture, les effets sont pervers : l’exploitant qui engage des travailleurs devraient les payer 1’200.- de plus que lui-même. Il n’en a tout simplement pas les moyens. Des places de travail seront supprimées, en commençant par celles des plus vulnérables. « Le Valais payera un prix social fort » prévient le président du PDC Suisse.

Places d’apprentissage en danger, 7’400 jeunes concernés !

« 26 millions de francs de surcoût ! » s’insurge Vincent Riesen, directeur de la CVCI. Selon le Service cantonal de la formation professionnelle, c’est la hausse de charges qui attend les entreprises formatrices valaisannes si l’initiative est appliquée. Dans certains cas, l’initiative double le coût d’une place d’apprentissage.

« Il faut s’attendre à une réduction massive de nombre de places d’apprentissage » avertit Riesen. De nombreuses entreprises formatrices, confrontées à ces hausses de coûts, n’auront d’autres choix que de réduire la voilure. Conséquence directe : chômage structurel immédiat chez les jeunes, et une lacune de formation qui fragilisera durablement le marché du travail.

Le comité valaisan 2xNON au salaire minimum mobilise largement les milieux économiques et politiques. Il peut compter sur le soutien de tous les partis bourgeois et des principales associations économiques et professionnelles cantonales.

Contact

Comité valaisan 2xNON au salaire minimum
CP 328 – 1951 Sion
contact@cci-valais.ch
Tel 027 327 3535 – Fax 027 327 3536

Photos libres de droit et communiqués disponibles sur le site

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