Communiqué de presse, Marché du travail

Assurance chômage: OUI à une révision équilibrée

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Prise de position

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Les dettes de l’Assurance Chômage pourraient atteindre 8 milliards d’ici la fin de l’année. La Chambre valaisanne de commerce et d’industrie, association faîtière de l’économie cantonale, soutient la révision équilibrée proposée par le Conseil fédéral et le Parlement. Un refus de la révision ferait peser l’entier du fardeau de l’assainissement sur les employés et les entreprises.

« L’équilibre financier des assurances sociales est un must », souligne Vincent Riesen, directeur de la CVCI. Il distingue notre pays des bourbiers financiers qui nous entourent en Europe. C’est une des clés de la stabilité et de la prospérité du pays. Or, le nombre moyen de chômeurs a été sous-estimé lors de la dernière révision. Il faut aujourd’hui trouver une solution pour assainir cet important filet de sécurité sociale.

La solution retenue prévoit d’augmenter les recettes d’une part (646 millions) et de revoir les dépenses d’autre part (622 millions). « Ces mesures sont équilibrées : employeurs, salariés et assurés sont tous appelés à contribuer au sauvetage de l’AC. Cette façon de faire est équitable » du point de vue de Bernard Bruttin, président de la CVCI.

En cas de refus, « les employeurs et les salariés porteront l’entier du fardeau de l’assainissement » selon lui. Il faudrait en effet prendre 1.3 milliard de francs dans le portemonnaie des travailleurs. Alors qu’ils devront déjà faire face à une hausse et de la TVA pour renflouer l’AI, et des cotisations APG, les salariés devraient payer leur assurance chômage deux fois plus cher. « Les référendaires veulent tuer le pouvoir d’achat » constate Vincent Riesen.

Pas de démantèlement social

Le démantèlement social est un mythe. Les prestations de base de l’AC restent inchangées. Elles seront maintenues pour la majorité de chômeurs, et surtout pour les plus de 55 ans. L’AC soutiendra les personnes au chômage pendant leur recherche d’emploi, tant du point de vue financier que dans leur réintégration dans le monde du travail. L’AC accordera toujours des indemnités en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT) pour soutenir la conjoncture et pérenniser les emplois.

Les mesures prises renforcent le principe d’assurance et corrigent des déséquilibres. Elles instaurent un lien plus étroit entre la durée de cotisation et la durée d’indemnisation. Avec la révision, pour toucher 18 mois de d’indemnités, il faudra avoir cotisé pendant 18 mois (contre 12 mois actuellement). Seule exception : les jeunes de moins de 25 ans pourront prétendre à 9 mois sans avoir cotisé. « En moyenne, un jeune trouve un emploi dans les 6 mois. Les 9 mois prévus par la révision offrent une sécurité acceptable. En outre, la Suisse est un des seuls pays qui indemnisent des jeunes qui n’ont pas cotisé » précise Vincent Riesen. Autre mesure d’économie sensée : le lien entre le revenu et les délais d’attente. Plus le revenu sera élevé, plus le délai d’attente sera long.

Une révision solidaire

La révision est complétée d’un pourcent de solidarité prélevé sur les hauts revenus. Elle ne donnera droit à aucune prestation et sera entièrement affectée à la réduction de la dette. Cette mesure de solidarité représente 160 millions de recettes supplémentaires pour l’AC, soit 25% à elle seule des 640 millions prévus.

Pourtant l’AC doit rester une assurance. Elle ne doit pas devenir un impôt. Le pourcent de solidarité retenu sur les hauts revenus est un bon compromis entre ces deux systèmes.

« Un OUI le 26 septembre va dans le sens d’un assainissement équilibré et équitable de l’AC, qui préserve le pouvoir d’achat et favorise l’emploi » conclut Bernard Bruttin.