Communiqué de presse, Territoire et infrastructures

Coup sévère contre les régions touristiques

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Prise de position

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Sion/Berne — Le souverain a tranché en faveur d’une protection excessive et floue du paysage au détriment des places de travail et des spécificités régionales. Le Comité « NON à l’initiative sur les résidences secondaires » regrette que les mesures prises par la Confédération, les cantons et les communes n’aient pas réussi à convaincre. Cette punition collective infligée à une poignée de cantons est disproportionnée et crée un dangereux précédent. Les partisans du oui devront tenir les promesses faites pendant la campagne.

L’arrêt brutal des constructions décrété par l’initiative aura un coût humain et économique gigantesque. D’un coup de crayon, les initiants plongent des milliers de familles dans l’incertitude totale. Les régions touristiques et de montagne se videront car apprentis et artisans devront aller reconstruire leur vie ailleurs.

Par ce choix, le souverain sanctionne les abus passés et réaffirme son attachement à un paysage intact. Il exprime aussi son scepticisme face aux mesures prises par la Confédération, les cantons et les communes. Ni la révision de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire, ni les initiatives entreprises sur le terrain n’ont réussi à convaincre. Les cantons qui ont déjà revu leurs plans directeurs devront les remettre sur le métier. Les communes qui ont par exemple introduit des taxes incitatives pourront recommencer de zéro, car de telles mesures ne feront plus sens. De manière générale, le taux unique prive les communes de toute incitation pour développer des idées adaptées et innovantes. Tout ce temps perdu est regrettable.

Les partisans doivent maintenant tenir leurs promesses de campagne. Au moment de la concrétisation législative de l’initiative, nous veillerons à ce que les exceptions promises soient intégrées à la loi d’application, à savoir permettre

  • Les résidences secondaires exploitées touristiquement, aussi dans les Resorts ;
  • Les résidences d’étudiants et d’employés ;
  • Les résidences secondaires dans les communes structurellement faibles ;
  • La rénovation d’une résidence principale en secondaire en cas d’héritage ;
  • Le maintien du caractère secondaire lors d’une revente.

Cette simple énumération réaffirme l’efficacité douteuse de l’initiative, qui exigera une bureaucratie kafkaïenne pour son application et entraînera une surcharge de coût pour les collectivités publiques.