Information économique

Données semestrielles de l’économie valaisanne d’octobre 2010

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Prise de position

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Vers un nouvel ordre mondial

Dans la foulée de la plus grave crise depuis la Grande dépression des années 1930, l’économie mondiale connait une profonde restructuration. Les pays émergents ont rapidement et plutôt bien rebondi après les turbulences. En revanche, les économies occidentales et avancées font face à des perspectives moins roses. Il y encore 10 ans, les pays riches dominaient en assurant les deux tiers de la production mondiales. Dans une décennie, leur part se réduira à 40%.

Un double mouvement explique ce renversement de tendance. D’une part, la vigueur des pays émergents n’est plus à démontrer. La globalisation et l’application de politiques libérales leur ont permis de rattraper rapidement les pays industrialisés. Ils bénéficient en outre de grande quantité de main d’œuvre dans la force de l’âge et de mieux en mieux qualifiée. Entre 2002 et 2008, 85% des pays en développement ont crû plus rapidement que les Etats-Unis.

D’autre part, les pays industrialisés peinent à dynamiser leur croissance. Les Etats-Unis, l’Europe et le Japon ont une tendance marquée à la stagnation. Ces pays n’ont pas su profiter des années de croissance forte pour réformer leur politique, de la libéralisation de leurs services publics jusqu’à la flexibilisation de leurs marché du travail. Aujourd’hui, la constitution d’un socle durable de chômage de longue durée et le vieillissement de la force de travail engendrent un fardeau supplémentaire en période de fragile reprise. De fait, le potentiel de croissance des économies du G7 a régressé, passant de 2.1% par année avant 2008, à 1.45% après la crise.

Pour un petit pays exportateur et fortement lié à l’étranger comme la Suisse, ces tendances font peser un risque mais ouvrent aussi de nouvelles opportunités.
Le Valais, par exemple, est fortement dépendant de ses échanges avec l’Europe de l’ouest. Que ce soit de notre tourisme ou de notre industrie, l’Allemagne seule absorbe la moitié de nos exportations. Le contexte nous imposera tôt ou tard de diversifier radicalement notre portefeuille de clients. Pour cela une seule voie :
une politique favorable aux PME, qui leur permettent de faire les bons choix sans contraintes.

Le commentaire branche par branche : 2010_Oktober_F