Communiqué de presse, Information économique

Enquête conjoncturelle 2015 de la CVCI

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Prise de position

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Les entreprises valaisannes s’adaptent mais redoutent de nouvelles réglementations

(Le rapport complet est réservé aux membres de la CVCI)

Sion – La soudaine appréciation de notre monnaie nationale teste la capacité d’adaptation de l’économie valaisanne. La pression du franc touche 2 entreprises valaisannes sur 3, qui ne baissent pas les bras. Les perspectives conjoncturelles mondiales et monétaires européennes ne promettent pas d’amélioration rapide. Sur le front domestique, les nouvelles réglementations en cours d’élaboration rendront l’exercice encore plus difficile.

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La force du franc a un effet négatif sur 61.8% des entreprises valaisannes sondées par la CVCI. Cette proportion grimpe à 80.6% pour les sous-traitants et 79.9% pour les exportateurs. Pour une minorité des sondés, la force du franc est une aubaine : 11.4% des entreprises rapportent un effet positif faible (9.1%) à fort (2.2%).

Le franc fort ne date pas de 2015. Depuis 2011 l’économie valaisanne s’efforce de s’adapter. L’appréciation soudaine de cette année vient s’ajouter à une situation déjà compliquée pour de nombreuses entreprises.

Pa capona

Les entreprises valaisannes ne baissent pas les bras et restent combatives. Comme en 2014, l’économie réagit en se repositionnant sur les marchés par la prospection de nouveaux clients et une adaptation des prix vers le bas. L’exercice n’en demeure pas moins difficile, car ces mesures s’accompagnent de réorientation des achats et de réductions d’effectifs.

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En revanche, les mesures les plus controversées (baisse des salaires, délocalisation de la production à l’étranger) ne sont pour l’instant envisagées que par une petite minorité.

Deux principaux obstacles : la demande et la législation

Les principaux obstacles à l’activité cités par les entreprises sont d’abord l’insuffisance de la demande (57%) et ensuite les conditions cadres et la législation (39.1%). Elles sont cette année plus nombreuses à déplorer des difficultés de financement. Les problèmes liés au manque de main d’œuvre ou des moyens techniques sont réduits.

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Du côté de la demande, il ne faut pas s’attendre à une amélioration rapide. La reprise a tendance à s’accélérer aux Etats-Unis mais marque encore le pas en Europe. Parmi les pays émergents, le ralentissement de l’économie chinoise pèsera sur la croissance mondiale.

Sur le front monétaire, les perspectives d’un nouveau programme de rachat de dettes par la BCE risque de renforcer la pression sur le franc suisse.

Dégradation redoutée des conditions cadres

En 2007, 16% des entreprises citaient les conditions cadres et la législation comme un obstacle à l’activité. En 2015 cette proportion est passée à 39.1%. Cette évolution traduit l’intensification des contraintes qui pèsent sur l’économie.

L’économie craint de nouvelles dégradations des conditions cadres. En particulier trois dossiers en cours de traitement par les autorités fédérales pourraient considérablement contribuer à la jungle administrative : la mise en œuvre de l’initiative sur l’immigration de masse, la Stratégie énergétique 2050 et le projet d’économie verte.

L’économie valaisanne appelle à la mesure dans la concrétisation de ces dossiers. Un soin important doit être porté afin de laisser aux entreprises les marges de manœuvre nécessaires pour s’adapter dans les années à venir.

131 entreprises ont répondu au sondage. Parmi elles, on compte 17 sociétés du primaire (12.98%), 51 du secondaire (38.93%) et 63 du tertiaire (48.09%). Un tiers des entreprises sondées déclarent une activité d’exportation, un quart de la sous-traitance. 50.78% des entreprises annoncent entre 10 et 49 collaborateurs, 22.66% entre 50 et 249, 14.84% entre 1 et 9, et enfin 11.72% plus de 250.