Communiqué de presse, Territoire et infrastructures

Le Valais doit rester sur la carte du ciel

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Prise de position

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Sion – L’économie valaisanne prend acte avec regret de la fermeture définitive de la base aérienne de Sion. Le financement de l’aéroport civil est remis en question. Pour la CVCI, les autorités communales et cantonales doivent trouver une solution pour l’avenir des infrastructures aéroportuaires valaisannes.

Le départ de l’armée signifie la perte de l’essentiel des moyens financiers pour l’entretien, le développement et l’exploitation des installations aéroportuaires. Pour compenser, il faudra visiter les poches soit des contribuables, soit des compagnies aériennes et des entreprises aéronautiques. Dans tous les cas, il faudra revoir les frais de fonctionnement à la baisse.

Pour un positionnement aéronautique viable

Le départ de l’armée contraindra un redimensionnement de l’aéroport. Il appartient désormais aux responsables cantonaux et communaux de définir la place et le rôle que devra remplir l’aéronautique civile en Valais. La CVCI s’engagera pour que le développement futur de l’aéroport se fasse en fonction de la demande et du marché, et non selon les objectifs – jusqu’à présent – flous et contradictoires de la politique.

Parmi les objectifs prioritaires d’une politique aéronautique viable, le premier est une exploitation la plus efficace possible afin de ramener les coûts à des niveaux supportables. Reporter l’intégralité des coûts actuels sur les entreprises va les étrangler. D’ici au départ complet des militaires, il faudra réduire les charges de fonctionnement à un niveau acceptable par les acteurs privés et publics.

Pour un aéroport dynamique

Le second est de donner aux futurs exploitants la flexibilité et la réactivité nécessaires pour investir en accord avec les perspectives économiques. Si la CVCI ne croit pas à moyen terme à des liaisons régulières en raison du faible bassin de population, l’accroissement du trafic national pourrait à plus long terme profiter à Sion. Mais à plus court terme, d’autres opportunités existent dans le domaine de l’écolage, de l’entretien et surtout du sauvetage en montagne. Ouvrir la porte à des investissements privés serait une piste pour réduire la charge sur les collectivités d’une part, et pour donner à l’aéroport le dynamisme pour anticiper le marché d’autre part.

Pour sauver ce qui reste, le cafouillage des autorités politiques doit être rapidement résolu. L’économie valaisanne déplore le manque de leadership et de détermination dans un dossier crucial pour le développement du canton. Dans ce dossier, les responsables ont poursuivi tout et son contraire. C’est le dernier moment pour définir une direction cohérente, et la tenir.