Communiqué de presse, Territoire et infrastructures

L’initiative menace les PME et l’emploi

Prochaines Manifestations

Vignette 1

devenir membre

Vignette 2

starkvernetzt_300x250_FR

Prise de position

prise-de-position

communique-de-presse

Le passage à 6 semaines de vacances va augmenter le coût du travail et réduire d’autant la compétitivité des entreprises valaisannes. Ses effets sur le bien-être des collaborateurs sont discutables. La CVCI s’engage résolument contre un texte qui menace directement les PME.

En Suisse, conformément au Code des obligations, les salariés ont droit à 4 semaines de vacances par an au minimum, et à 5 semaines jusqu’à l’âge de 20 ans révolus. Grâce aux conventions collectives de travail et aux réglementations individuelles des entreprises, de nombreux salariés bénéficient déjà de conditions nettement plus généreuses. Ces solutions flexibles et négociées avec les partenaires sociaux ont fait leurs preuves. D’après l’Office fédéral de la statistique, en 2010, les travailleurs de 20 à 49 ans ont eu droit à 4,8 semaines de vacances en moyenne et ceux de 50 ans et plus à 5,4 semaines.

Rendre le travail en Suisse encore plus cher ?

Deux semaines de vacances supplémentaires, c’est 6 milliards de francs par an à la charge des entreprises. Les petites entreprises ne peuvent ni financer ces coûts, ni s’organiser efficacement si les vacances augmentent de moitié. Le franc fort et la dégradation de la conjoncture interdisent d’alourdir encore le coût du travail en Suisse.

Les microentreprises subiraient de plein fouet les conséquences de l’initiative. Elles comptent moins de 10 employés mais représentent 86.7 % des sociétés enregistrées en Valais. Elles occupent un peu plus de 10’000 salariés. L’augmentation des absences leur poserait des problèmes d’organisation insurmontables. La hausse des coûts les priveraient d’affaires et des clients. Ce n’est pas ainsi que l’on préservera ou créera des emplois.

Si le coût de la main-d’œuvre continue de s’alourdir en Suisse, la compétitivité des PME s’en ressentira fortement. Cela se traduira par le transfert d’emplois vers des pays plus avantageux et affaiblira l’attrait de la Suisse en tant que site d’implantation pour des entreprises internationales. L’initiative se transformerait ainsi en boomerang pour les travailleurs.

L’initiative pénalise les collaborateurs

Les syndicats promettent plus de repos. En réalité, les collaborateurs feront face à davantage de stress. Avec l’augmentation des absences, il faudra faire le même travail avec moins de personnel et à des cadences plus élevées. Concrètement, cela signifierait plus d’agitation sur le lieu de travail et plus de pression sur toute l’équipe.

Des horaires de travail adaptés à la vie de famille, la possibilité de travailler chez soi en cas de besoin, le partage d’emploi et la prise en charge des enfants sont plus utiles aux familles que deux semaines de vacances supplémentaires. Si les employeurs étaient obligés de financer deux semaines de vacances en plus, ils n’auraient plus la possibilité de répondre aux besoins individuels de leurs collaborateurs. La flexibilité serait remplacée par la rigidité.

Si les charges des PME augmentaient d’un demi-salaire par employé, il ne resterait pas grand-chose, voire rien, pour les augmentations. Les salaires seraient ainsi gelés, et les salariés seraient perdants.

Pour toutes ces raisons nous appelons à voter NON à l’initiative populaire « 6 semaines de vacances pour tous » le 11 mars prochain.