Marché du travail, Prises de position

Mesures conjoncturelles concernant le marché du travail

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Prise de position

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Préambule

La crise en cours a particulièrement touché l’industrie d’exportation. L’économie domestique a été relativement épargnée. Dans ce contexte, l’arsenal de mesures d’interventions macroéconomiques – i.e. instruments monétaires et budgétaires – ont montré leurs limites. Il a fallu le compléter. Le recours et l’extension des RHT se sont révélés être des mesures ciblées efficaces pour le secteur exportateur.

La pratique a cependant mis en lumière une certaine inégalité de traitement entre grandes et petites entreprises. Pour les premières, les démarches administratives particulières et le payement des charges sociales pendant les RHT n’a pas posé de problème particulier. En revanche, ces deux paramètres ont posé problème pour les exploitations de taille réduite, moins bien armées en personnel administratif et en ressources financières.

Intempéries

Peu de cantons suisses connaissent des variations saisonnières du chômage aussi amples que le Valais. Toute mesure qui lisse le cycle saisonnier est la bienvenue. Il est important de noter que le phénomène des intempéries est indépendant des fluctuations conjoncturelles. Il s’agit d’un problème récurrent qui mérite une solution permanente. A condition de trouver un mode de financement acceptable, la CVCI soutien la suppression du délai d’attente intempéries.

Réduction des charges sociales

Les charges sociales dues sont l’un des deux éléments qui freinent le recours aux RHT. Pour les exploitations de taille réduite, leur financement est un problème important. Leur réduction est en soi une bonne idée, qui pose néanmoins deux problèmes : la sélection des entreprises bénéficiaires d’une part, et le financement d’autre part.

A croire Schumpeter, les crises sont douloureuses mais nécessaires pour garantir la restructuration constante du tissu économique et partant le maintient de sa compétitivité. Une surprotection des entreprises trop faibles pour survivre par elles-mêmes aurait pour conséquence la sclérose de l’économie et son déclin à long terme. Toute la difficulté réside dans le choix des exploitations méritantes et la caractérisation du contexte conjoncturel.

Un certain nombre d’indicateurs existent déjà pour le suivi de la conjoncture. L’indicateur de la BCVS suit l’économie valaisanne à un rythme mensuel. Son principal problème réside dans le décalage des trois mois nécessaires à la récolte de toutes les données pertinentes. Développer un nouvel instrument statistique ne permettrait pas de dépasser ce délai incompressible car inhérent à la méthode quantitative. Tout au plus, on pourrait s’inspirer des méthodes qualitatives de la BNS qui utilise cet instrument en complément des données dures. Il conviendrait de prendre contact avec la représentation romande de la BNS pour trouver un accord sur la cantonalisation et le partage de ces données.

Dans les critères d’attribution, la situation conjoncturelle doit peser bien davantage que le type d’entreprise. Exclure par règlement des secteurs engendrerait une autre inégalité de traitement guère désirable. La méthode actuelle de pondération des résultats précédents reste la meilleure approximation et devrait être la même pour tous les secteurs.

Autre problème : le financement. La réduction des charges sociales consiste après tout en une extension du système d’assurance déjà en place. La CVCI n’est pas favorables à son financement par une augmentation des charges sociales en période conjoncturelle favorable. Toute augmentation du coût du travail constitue à nos yeux une détérioration indésirable de la compétitivité des entreprises en temps normal. Les finances cantonales sont dans une situation suffisamment saine pour envisager la création sur le budget ordinaire d’un fonds de soutien dédié.

Allégements administratifs

Un grand nombre de mesures de soutien ont été prises à l’occasion de la crise actuelle. Pourtant, il est très difficile d’avoir une vision globale des instruments à disposition des chefs d’entreprises. Nous préconisons la formation d’une cellule de communication qui centraliserait l’information à communiquer, avec la participation des associations économiques pour assurer le relais. Une telle cellule pourrait être constituée autour du Service de l’information du Canton du Valais. Elle devrait se réunir rapidement afin de dresser des plans de contingence en vue de toute nouvelle crise.