Communiqué de presse, Fiscalité et finances publiques, Politique et société

NON à l’enfer fiscal, NON le 28 novembre

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Prise de position

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Les milieux économiques valaisans, le PDC, PLR et l’UDC dénoncent ensemble l’imposture que cache l’initiative socialiste. Cette harmonisation fiscale déguisée bafoue l’autonomie de notre canton et des communes et réduit les droits des citoyens. Le Comité valaisan « NON  à l’enfer fiscal » craint une hausse généralisée des impôts pour toutes les classes de revenus.

NON à un Valais sous tutelle

En introduisant des taux d’imposition valables pour toute la Suisse, l’initiative ne s’attaque pas seulement à la souveraineté des cantons, mais aussi des communes. « Le Valais sera mis sous tutelle. » dénonce Oscar Freysinger, Conseiller national et Président de l’UDC du Valais romand ; il devra céder à la Berne fédérale une partie de ses prérogatives en matière fiscale. « On muselle les citoyens », note-t-il encore. En effet, l’initiative privera les Valaisans et tous les Suisses d’un droit fondamental dans ce pays : se prononcer sur le niveau des impôts et des prestations publiques.

Préservons l’autonomie financière du canton et de nos communes

« Les conséquences d’un oui seraient désastreuses. Il ne faut pas remettre en cause un système fiscal qui fonctionne bien.» affirme Jean-René Fournier, Conseiller aux Etats et Président de l’UVAM. Le système fiscal actuel a fait ses preuves, et offre aux citoyens de nombreux avantages. Ainsi en Valais par exemple, le système est favorable aux familles avec enfants : les déductions pour enfants, pour les frais de garde tout comme les allocations familiales sont parmi les plus élevées de Suisse ; des déductions pour les frais liés à un handicap ont également été introduites et les déductions forfaitaires pour les primes et cotisations d’assurances augmentées. Les initiants souhaitent démanteler la concurrence fiscale alors qu’elle permet une imposition relativement basse et force les élus à utiliser l’argent du contribuable avec parcimonie. « Le Valais a su utiliser sa marge de manœuvre à bon escient, je refuse qu’on nous la retire » conclut-il.

NON à une hausse d’impôts déguisée

Selon Jean-René Germanier, Conseiller national et 1er vice-président du Conseil national, « il s’agit d’une hausse d’impôts pour tous et les principaux concernés seront les citoyens de la classe moyenne.» En effet, en taxant trop lourdement les personnes à hauts revenus, l’initiative les force à quitter notre pays. Ceci est dommageable à plus d’un titre car une part non négligeable des recettes fiscales proviennent de leurs impôts. La perte de cette manne devra d’une façon ou d’une autre être compensée par les moyens et bas revenus. « Faire fuir les gros contribuables est un autogoal. ». En cas d’acceptation, aucun canton ne pourra abaisser ses impôts en-dessous des seuils définis par Berne et tous devront revoir leur barème fiscal à la hausse.

Une initiative inutile et dangereuse

Pour Bernard Bruttin, Président de la Chambre valaisanne de commerce et d’industrie et Président de la commune de Nax, «les grandes villes suisses ont par le passé, chassé leurs gros contribuables avec une politique fiscale déraisonnable, aujourd’hui il n’y a aucune raison de punir les cantons alpins, comme le Valais. » En effet, la concurrence fiscale est fortement régulée. Elle permet cependant aux cantons moins bien lotis de tirer leur épingle du jeu par un système fiscal attrayant et de créer de la prospérité pour tous. « Cette initiative est inutile et dangereuse, à moyen terme, elle induira une hausse d’impôts pour tout le monde.»

« La concurrence fiscale décriée par la gauche est un effet indirect de la souveraineté cantonale » rappelle Vincent Riesen, Directeur de la CVCI. La Suisse prospère grâce au contrôle accru de ses citoyens sur l’Etat. L’initiative amorce un virage à 180° de ce modèle qui a fait ses preuves ! Le Valais ne doit pas soutenir ce précédent. Le PSS l’avoue lui-même dans son argumentaire (page 3, lettre e) : il visera ensuite l’imposition des entreprises et l’harmonisation des déductions fiscales. Vincent Riesen conclut « le Valais perdra son atout économique principal. Quant aux familles valaisannes qui profitent d’un régime particulièrement favorable en moyenne suisse, elles devront passer à la caisse ! » Il faut dire NON aujourd’hui pour mettre un terme immédiat à cette tactique du salami.