Communiqué de presse, Territoire et infrastructures

Résidences secondaires – Union sacrée pour le NON

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Prise de position

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La population valaisanne et son économie seraient les grandes perdantes d’un oui le 11 mars. Unis au sein du Comité « NON à l’initiative sur les résidences secondaires », milieux économiques, partis politiques et Gouvernement rejettent un texte qui amorce un cercle vicieux dangereux pour notre canton et affaiblit la cohésion nationale.

Le 11 mars, le destin des régions de montagne suisse est en jeu. Il risque de basculer vers la dépression et l’exode. En valorisant excessivement la protection du paysage au détriment des intérêts sociaux et économiques des populations indigènes, l’initiative amorcera un cercle vicieux aux conséquences graves pour ces dernières. Pour Bernard Bruttin, président de la CVCI et président de la Commune de Mont-Noble, « la destruction d’emploi minera les recettes fiscales, ce qui nuira aux investissements et aux services publics, rendant les régions de montagne toujours moins attractives. »

Jean-René Fournier, Conseiller aux Etats et président de l’UVAM, annonce une « catastrophe économique pour le Valais et pour la Suisse » en cas d’acceptation du texte. Dans le seul secteur valaisan de la construction et du second œuvre, plus de 4’000 places de travail seront touchées. Les autres secteurs ne seront pas épargnés. Ni la Suisse dans son ensemble : envoyer 10’000 personnes au chômage d’un coup coûterai 600 millions aux caisses. Il remarque que « les jeunes sont particulièrement vulnérables : demain ils ne pourront plus exercer leur métier. »

« Cette initiative est une violation inacceptable du fédéralisme » martèle Oscar Freysinger, Conseiller national. Selon lui, ce texte trop centralisateur ampute la souveraineté des communes dans une compétence clé : celle de l’aménagement du territoire. En vertu du principe de proximité, cantons et communes s’avèrent être le meilleur niveau de décision. Il rappelle que seuls 4 cantons suisses seraient touchés par l’initiative. « Le Valais n’a pas à se faire dicter son aménagement par les autres ! » conclut-il.

Jean-René Germanier, Conseiller national, insiste que « l’initiative est superflue ». En effet, le Parlement a adopté une révision de la Loi fédérale sur l’aménagement du territoire, entrée en vigueur en 2011. « La loi reprend déjà les exigences des initiants, mais dans le respect du fédéralisme » précise-t-il. Si au 1er juillet 2014 cantons et communes n’ont pas pris de mesures pour endiguer la construction de résidences secondaires, plus aucune autorisation de construire ne sera délivrée.

Pour conclure, Jean-Michel Cina, Conseiller d’Etat en charge de l’aménagement du territoire, rappelle l’engagement du canton et des communes, qui ont reconnu la problématique depuis longtemps. « Nous avons pris des décisions courageuses » en fixant dès 2003 des objectifs de limitation du nombre de résidences secondaires. Plusieurs communes ont suivi et pris des mesures efficaces, comme l’introduction de quotas et de contingentements, le maintien de zone réservées aux résidences principales et à l’hôtellerie, ou encore des instruments incitatifs pour favoriser les lits chauds. Des idées diversifiées et localement adaptées offrent une bien meilleure approche qu’une solution à taille unique.

Le Comité « NON à l’initiative sur les résidences secondaires » invite les Valaisannes et les Valaisans à rejeter une initiative excessive, superflue et contreproductive en votant NON le 11 mars.