Information économique

Données semestrielles de l’économie valaisanne d’avril 2010

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Prise de position

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Victime de son succès ?

La Suisse sort progressivement de la plus grande crise économique depuis la Dépression des années ’30. Le secteur exportateur a durement souffert de l’effondrement des marchés étrangers, et le chômage a pris des dimensions inquiétantes. Malgré cela – et malgré le psychodrame national qui entoure l’industrie financière helvétique – notre pays tire remarquablement son épingle du jeu. Le taux de chômage, même élevé au standard suisse, est bien inférieur à la moyenne de l’OCDE. Les finances publiques sont restées saines, et la dette publique dans des proportions acceptables.

Le reste de l’UE souffre de la comparaison. La rigidité de son marché du travail encaisse difficilement ce nouveau choc économique. Pour de nombreux voisins, une politique budgétaire laxiste a creusé les déficits pour les amener au bord de l’abime. La situation grecque, particulièrement difficile, illustre les problèmes de solidarité au sein de la zone euro entre ses différents membres. D’après les estimations de Business Europe, il faudrait quinze années de croissance à 2% et d’excédents budgétaires à 3% pour que les pays européens retrouvent leur niveau d’endettement d’avant la crise.

La Suisse est concernée. Tout le contexte pointe vers un euro faible. C’est une bonne nouvelle pour les consommateurs, qui jouiront d’un pouvoir d’achat renforcé, mais une sombre perspective pour l’industrie d’exportation et le marché du travail.
En outre, Le durcissement du contexte européen compliquera considérablement nos relations politiques avec l’UE. Les futures négociations deviendront toujours plus difficiles. Or notre pays a besoin d’accords favorables avec notre principal partenaire commercial.

La Suisse doit pourtant maintenir son cap. Le contre exemple européen démontre les avantages d’un marché du travail fluide et de finances publiques saines.
Cette réflexion s’étend aux assurances sociales, dont nous devons garantir la pérennité. Aussi, le contexte illustre les vertus de la concurrence fiscale, qui astreint les collectivités publiques à la discipline budgétaire. Les faiblesses de nos voisins ne doivent pas nous faire oublier nos forces.

Le commentaire branche par branche : 2010_April-F